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Métier de traducteur : quelles études effectuées pour l’exercer ?

Il est souvent difficile d’avoir accès à plusieurs langues à la fois et de réussir à mettre dans chaque langue les subtilités de l’une ou de l’autre. C’est un travail assez complexe d’exercer le métier de traducteur. C’est un métier qui requiert la maîtrise de plusieurs langues dans les moindres détails. Il convient de souligner que le travail à faire est tout aussi délicat parce qu’il s’agit de mettre dans une langue les pensées véhiculées par des phrases écrites dans une autre. C’est toujours passionnant de se retrouver dans la posture de traducteur professionnel en raison de la complexité du métier et de la polyvalence linguistique de mise. Un cursus bien défini est à suivre si le métier de traducteur vous intéresse.

Le métier de traducteur

En général, le traducteur est celui qui traduit des textes d’une langue de départ vers une langue cible pour en faciliter la compréhension et l’appréhension par des individus de plusieurs horizons n’ayant aucune connaissance de la langue source. C’est en quelque sorte un interprète, mais son travail à lui est écrit et bien réfléchi, posément. Il en existe plusieurs types. Généralement, le traducteur est soit traducteur littéraire, soit traducteur technique voire traducteur expert juridique.

Le traducteur littéraire est un linguiste doté d’un bagage intellectuel d’une large gamme. Il est engagé sur contrat pour effectuer des travaux de traduction avec à la clé des documents de plusieurs pages traduits entièrement. La plupart du temps, ce sont des romans, des nouvelles, des contes et autres qui sont traduits. Il arrive parfois que l’on laisse au traducteur le soin de traduire un texte, un guide pratique ou une recette de cuisine. C’est dire que le traducteur littéraire est d’une manière ou d’une autre un généraliste qui peut toucher à tout type de texte. C’est bien pour cela qu’il doit en savoir beaucoup sur tous les domaines.

Le traducteur technique est un spécialiste formé pour exercer dans un domaine avec une connaissance poussée des réalités du domaine.

II est à même d’employer les termes techniques et spécifiques du domaine pour traduire des textes qui lui sont proposés pour traduction. Il revisite constamment son domaine d’intervention parce qu’il le maîtrise et en a reçu les rudiments à travers une formation reçue parallèlement à sa formation de traducteur. C’est à ce prix qu’il peut devenir traducteur technique dans un secteur donné. C’est un spécialiste avec le vocabulaire approprié chargé de traduire des documents délicats pour la vulgarisation de travaux.

Le traducteur expert juridique est un spécialiste des questions de droit, un professionnel de la justice. Ce sont les tribunaux qui constituent ses hôtes de première facture. Il y exerce. Ce sont les documents officiels délivrés par la cour, élaborés ou reçus qui lui sont confiés pour traitement et traduction. C’est ainsi qu’il arrive à se rendre utile. Les documents peuvent de ce fait parvenir à des professionnels d’un autre État se trouvant dans une autre communauté linguistique. Le traducteur expert juridique, traducteur juridique ou encore traducteur juré se sert de sa connaissance du droit et des termes techniques pour livrer des traductions fidèles à l’esprit des textes qui lui sont remis.

Il y a aussi une autre catégorie importante qui émerge de plus en plus. Il s’agit du traducteur travaillant sur les logiciels, les pages, les sites, les applications et autres. Il traduit les différents éléments pouvant permettre à d’autres communautés linguistiques d’avoir accès aux différentes connaissances placées dans la langue de départ pour mieux gérer les commandes. C’est lui qui par exemple facilite l’accès aux applications de source anglophone à la communauté francophone. Il est en quelque sorte la nouvelle figure de vulgarisation des innovations en termes d’applications, de logiciels et tout ce qui va avec. Il peut aussi effectuer une traduction informatique.

En dépit de tout cela, tous les traducteurs ont pour obligation la maîtrise des différents outils faisant partie des nouvelles technologies. C’est un ensemble de matériels qui leur facilite le travail en ce sens que cela leur allège la tâche. D’ailleurs pour certaines entreprises c’est aujourd’hui une exigence dans le recrutement ou la sollicitation des services d’un traducteur. Il est question de mettre ces férus de la traduction au pas en termes de technologie avancée. Cela va leur permettre d’optimiser leur travail afin d’en arriver au stade de traducteur complet.

But du traducteur

Le traducteur est choisi pour sa vaste connaissance intellectuelle. Cela sous-entend qu’il est la personne la mieux indiquée pour régler les problèmes de concordances des langues à réaliser avant la mise à exécution d’un plan de traduction de quelque document que ce soit. C’est à ce titre que chacun sait ce qu’il a à faire et le fait bien.

  • Le traducteur littéraire : c’est un professionnel existant majoritairement dans le domaine de l’édition. C’est un professionnel s’occupant de la traduction d’ouvrages à répandre un peu partout dans un périmètre géographique linguistiquement autre. Il est capable de comprendre les spécificités de plusieurs langues à la fois. Cela lui facilite la tâche quant aux mots à exploiter pour finir son travail. C’est donc un professionnel visant la traduction de textes de différents ordres de la façon la plus fidèle possible.
  • Le traducteur technique : grâce à son cursus, il vise à fournir par le biais du travail réalisé à une autre couche de la société défavorisée linguistiquement par la langue de publication de certains documents hautement scientifiques. C’est un spécialiste limité aux questions spécifiques à un domaine de prédilection. Il lui est aisé de traduire les textes avec les bons termes.
  • Le traducteur juré : c’est le traducteur le plus légalement tenu au respect des pensées et des idées véhiculées dans le texte de la langue de départ. Son travail lui permet de mettre à la disposition d’autres contrées des documents issus d’affaires juridiques ou judiciaires. Il rend la coopération plus aisée et conviviale entre les diverses magistratures.

Comment devenir traducteur ?

Pour devenir traducteur, les cursus sont variés. Tout dépend de l’option choisie et des moyens dont on dispose pour continuer ses études. Dans la plupart des cas, les traducteurs professionnels sortent des écoles de langues, des écoles spécialisées, des instituts ou des cours de master professionnel en traduction.  

La formation de base

La formation de base est constituée de l’ensemble des cours suivis pour mieux se préparer à exercer professionnellement le métier de traducteur. Dans chaque situation, il se trouve plusieurs portes de sortie qui s’ouvrent pour ceux qui ont eu une licence en lettres ou en langues étrangères appliquées. On les obtient dans les écoles de langues.

Écoles de langues

Les écoles de langues sont des établissements ou structures éducatives basées sur l’apprentissage de plusieurs langues dans le but de former des polyglottes. Les formations sont dispensées suivant le débit de compréhension de chacun pour ne pas faire de frustrés. L’objectif n’est pas forcément de réussir à former des professionnels de la traduction qui maîtrisent des domaines en particulier. En fait, à côté de la formation en langues, il y a d’autres disciplines dans lesquelles l’étudiant peut s’inscrire pour avoir un domaine précis afin de finir traducteur technique de qualité. Les écoles de ce type sont à la fois capables d’offrir des stages simples, des stages intensifs, des formations de traduction, des remises à niveau et autres formations supplémentaires.

Les facultés

Elles constituent une voie de transit pour les traducteurs aspirants. En fait, pour être traducteur, on peut suivre un cursus en langues dans une faculté de lettres et finir dans un système Licence-Master-Doctorat par obtenir à la longue son diplôme. Il y a également l’opportunité de partir dans une école spécialisée après la licence pour tenter sa chance dans le secteur à proprement parler pour un diplôme professionnel. Pour la formation en faculté, c’est à l’étudiant qu’il revient de choisir après la licence sa spécialisation pour mieux se faire suivre et orienter. Ces désidératas ne pourraient être satisfaits qu’après la licence. Il n’y a qu’après cela que le diplôme professionnel lui sera acquis.

La formation poussée

À ce stade, les étudiants sont déjà en possession d’une licence ou d’un master dans un domaine après des études de langue. C’est à partir de cela que les écoles spécialisées, les écoles et instituts s’appliquent à leur formater l’esprit pour en faire des traducteurs dignes d’être employés sur le marché de l’emploi.  

Écoles spécialisées

Dans ces genres d’établissements, la formation est pratiquement orientée vers la traduction et l’interprétariat. Chaque cursus de formation a ses débouchés. Il revient à l’étudiant de faire le bon choix. Il existe généralement en France deux écoles considérées comme des références. Il s’agit de l’École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs, ESIT, et l’Intercultural School, ISIT. Elles ont un caractère sélectif très rigoureux. L’ESIT n’accepte que les titulaires d’un bac + 3 pour qu’ils s’en sortent à la fin avec un master professionnel en traduction éditoriale, un master recherche en traductologie ou Du traducteur-interprète judiciaire. La maîtrise de trois langues internationales est exigée durant la sélection.

À l’ISIT, les étudiants se spécialisent. Du coup, ils n’ont le choix qu’entre traduction et communication interculturelle, management interculturel, communication digitale interculturelle, relations internationales et communication multilingue et juriste linguiste. C’est grâce à cela qu’à l’ère de la spécialisation, ils vont pouvoir plus facilement s’insérer dans le milieu professionnel.

Facultés

Si vous obtenez une licence dans une faculté, il vous est offert l’alternative de poursuivre les études jusqu’au Bac + 5. L’option de spécialiste en traduction avec un master est au bout de la formation. Il y a entre autres les spécialités comme le master traduction-interprétation, industrie de la langue et traduction spécialisée, le master traduction-interprétation, traduction anglaise spécialisée, le master langues étrangères appliquées, la spécialité traduction juridique et financière. C’est une chance pour les étudiants désireux de faire de la traduction, mais recalés par les écoles de référence.

Exigences du métier de traducteur

Le métier de traducteur suppose que l’on soit à même d’effectuer une traduction. C’est souvent difficile de réussir à traduire un texte lorsqu’on n’a pas certaines qualités adaptées au milieu d’activité. Le travail à faire n’est pas lié qu’à l’obtention des diplômes.

Multilinguisme : C’est la base de la traduction. Si l’on n’a pas à la base au moins deux langues maîtrisées du bout des doigts, le travail de traducteur est impossible. C’est ainsi qu’il revient au futur traducteur de s’efforcer pour posséder la culture et la connaissance de plusieurs langues avec la certitude de pouvoir en user comme bon lui semble.

Curiosité : Le traducteur est un être curieux, désireux de tout savoir. Il a envie d’en savoir plus sur tous les domaines. Cela lui permet de dire avec exactitude ce qu’il a envie de dire. Il traduit plus facilement certaines notions pour en avoir eu la maitrise grâce à sa permanente quête du savoir. Son domaine de prédilection est en quelque sorte son espace de détente. Il doit pratiquement tout savoir sur n’importe quel sujet. Si ce n’est pas le cas, il doit continuer les recherches.

Maîtrise de soi : Si le traducteur n’a pas de connaissance de son corps et de ses limites, il ne pourra pas travailler avec sérieux. Le traducteur doit être en mesure de distinguer ses temps de productivité accrue de ses temps de productivité basse. Il doit pouvoir connaître les éléments à la base de chaque situation. Ainsi, il saura quoi éviter pour ne pas devenir un poids pour son client. Il doit connaitre son degré de concentration et les conditions qui le poussent à donner le maximum de lui.

Adaptabilité : Seul un traducteur sait à combien de documents il peut se frotter chaque jour au maximum. Le problème est que ces documents n’ont pas la même structure et suivent un canevas différent. Cela oblige le professionnel à s’adapter aux textes qu’il a en face de lui. Ce n’est pas qu’il n’a pas de style propre. Il est juste appelé à se fondre dans le style de l’auteur du texte original. Le texte de départ ne doit pas être trahi et toutes les idées avancées doivent transparaitre dans le texte d’arrivée.

Rangement : Le traducteur est censé posséder un programme de travail bien ordonné, une vie bien rangée et des outils bien logés. C’est un individu avec une vie assez sérieuse et bien ordonnée. Le traducteur sait que son temps est précieux et qu’il a beaucoup de personnes à servir dans un délai donné. Cela l’amène à tout organiser dans les moindres détails. Il sait à quel moment il doit commencer un travail donné pour finir à temps et faire la livraison au client concerné.

Maîtrise de nouvelles technologies : À l’ère du numérique, tout le travail réalisé est plus simplifié avec les outils scientifiques mis à disposition et synchronisés dans les appareils de dernière génération. L’ordinateur, l’imprimante, une boite mail et tout autre moyen de ce genre ne devraient pas manquer au traducteur professionnel. Ainsi, il pourra même exercer en ligne et garder le contact avec les clients. Son professionnalisme l’oblige d’ailleurs à s’adapter au temps et à toutes ses exigences.

Intégration dans la vie active

Les traducteurs ont la chance de pouvoir exister en nombre réduit. Cela rend plus facile l’insertion dans le milieu professionnel. Il est vrai qu’il existe des traducteurs occasionnels qui exercent de temps en temps pour arrondir leur fin de mois. Ce sont entre autres des journalistes, des écrivains et des enseignants. On les retrouve souvent comme traducteurs littéraires. Ce sont des particuliers qui offrent leurs services au besoin.

Il y a pour tous les professionnels du métier des possibilités d’embauche dans les organismes internationaux, les maisons de production audiovisuelle et les maisons d’édition. Des agences recrutent des fois des traducteurs pour rehausser leur productivité et s’offrir plus de visibilité. Dans les cas d’embauche ou de recrutement, le traducteur se doit d’être impeccable pour compter parmi les plus exemplaires.

L’indépendance demeure cependant la caractéristique effective et apparente du traducteur. Il travaille habituellement seul sans recourir à d’autres professionnels pour effectuer une traduction. Son sens du travail bien fait l’incite à se doter du matériel adapté à la réalisation de son travail. Il réussit à travers ce processus à laisser une image de marque à ses clients. Cela en fait une référence dans son domaine.

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Nathalie

Professeur d'une classe de CM2 mais également directrice de la même école, je tiens ce blog avec grand plaisir !

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